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PRESIDENT DE REGION RENCONTRE LE PREMIER MINISTRE |
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Le Président du Conseil régional, M. Alfred MARIE-JEANNE, ainsi que de nombreuses personnalités politiques et socio-professionnelles de Martinique, dont le Président du Conseil général, M. Claude LISE et les Parlementaires, ont rencontré le samedi 5 janvier 2008, au Palais des Congrès de Madiana, le Premier Ministre, M. François FILLON, le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, M. Michel BARNIER, le Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, M. Christian ESTROSI, le Secrétaire d'Etat chargé de la Consommation et du Tourisme, M. Luc CHATEL et le Secrétaire d'Etat chargé des Sports, M. Bernard LAPORTE.
Les Présidents MARIE-JEANNE et LISE ont à cette occasion remis solennellement au Ministre le document de synthèse du Schéma Martiniquais de Développement Economique et de l'Agenda 21 élaborés par chacun des Conseils, comme référence et proposition de développement de l'île pour les années à venir.
Orientations stratégiques pour le développement economique de la martinique Elaborer ensemble un projet commun pour la Martinique, telle est l’ambition du Schéma Martiniquais de Développement Economique et de l’Agenda 21. Dans les deux cas, ces démarches ont fait l’objet de larges procédures de concertation associant élus, représentants d’associations, acteurs économiques et sociaux, et autres citoyens. Dans un monde globalisé en constante mutation, où les bouleversements économiques et commerciaux s’accompagnent de dérèglements climatiques, de défis démographiques, migratoires et environnementaux…, il est apparu nécessaire de concevoir un Projet de Développement Durable. Il est en effet aujourd’hui indispensable de se donner les moyens de lutter plus efficacement contre notre mal développement et de faire face aux grands enjeux du 21e siècle. L’analyse de ces deux Projets fait ressortir quatre ambitions politiques communes :
Ambition 1 : Renforcer le lien sociétal en mettant l’Etre Humain au cœur du Projet Renforcer le lien sociétal autour de toutes les composantes de la Société reste la priorité. Cette priorité est essentielle quand une certaine frange de la population ne bénéficie pas pleinement des fruits de la croissance (17% des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté), et subit souvent l’engrenage de chômage-pauvreté-exclusion. Renforcer le socle sociétal pour rompre la spirale de l’exclusion devient alors une exigence. Des passerelles d’intégration économique devront donc être imaginées pour toucher les populations les plus isolées, les plus fragilisées ou les plus exposées à la marginalisation. Ces passerelles devront permettre d’accompagner la mise en place de structures intergénérationnelles, de mettre les jeunes dans une dynamique de projet, d’élaborer les modalités pour permettre à la femme de choisir sa place dans la société. Renforcer le socle sociétal autour des valeurs culturelles est également une priorité au moment où l’ouverture de la Martinique sur l’extérieur, dans un contexte d’uniformité médiatique, s’est traduite progressivement par l’altération des valeurs et de la culture martiniquaise.
Ambition 2 : Favoriser un aménagement équilibré et durable du Territoire Cette orientation stratégique est subordonnée àunemeilleuremaîtrise des réseaux stratégiques pour mailler le territoire en interne (transport, énergie, eau), et pour le connecter aux plus grands espaces internationaux (Technologies de l’information et de la Communication). L’objectif est à terme de créer un environnement plus propice au développement d’activités de production. L’aménagement, souhaité autour de Pôles, vise dorénavant à développer des expertises pour valoriser le patrimoine biologique naturel, en déployant notamment des compétences nouvelles prenant en compte les caractéristiques du milieu ambiant.
Autant de possibilités pour créer de nouvelles filières et pour diminuer la dépendance à la mono-activité. Mais cette ambition pour valoriser nos ressources doit s’envisager dans le cadre qui s’impose désormais à nous de préserver nos ressources patrimoniales : le patrimoine foncier, le patrimoine biologique naturel, le patrimoine culturel, constituent autant de richesses qu’il faut fructifier pour les générations futures. Il est essentiel au moment où le Martiniquais souhaite résolument s’engager dans une dynamique internationale.
Ambition 3 : S’ouvrir à l’international et participer à la dynamique internationale La tendance à la libéralisation commerciale progressive qui caractérise l’Organisation Mondiale du Commerce s’accompagne de la remise en cause du principe de protection et de dérogation jusque là admis pour accompagner les pays les moins performants. Dans le même temps, on assiste à la raréfaction des sources classiques de financement public. Le choix de la valorisation des atouts naturels, potentiels énormes pour la recherche, ouvre des nouvelles voies dans cette perspective. Cette réorientation vers de nouvelles activités doit se doubler d’une nécessaire recherche de la différenciation par la qualité, support d’une politique désormais plus offensive. Le principe d’évaluation des politiques mises en œuvre pour alimenter cette ambition doit, dans cette perspective être systématisé. La prise en compte des innovations, la recherche d’adaptabilité et de qualité, et la nécessité de mettre en rapport les objectifs et les résultats sont autant de raisons pour justifier ce nouveau mode opératoire. Le caractère novateur de ces principes dans la stratégie désormais souhaitée suppose la capacité à s’ajuster de manière permanente aux ajustements qui seront imposés par l’environnement international.
Ambition 4 : Se mettre en capacité de s’adapter aux changements Cette ambition suppose la capacité de maîtriser les leviers pour concevoir et ajuster des outils permettant d’anticiper et d’accompagner au mieux les mutations. Cette exigence s’impose, au moment où se raréfient les sources financières classiques, pour repenser une politique fiscale, qui mise en cohérence, peut receler des sources non négligeables de mobilisation de fonds publics et privés.
La mise en œuvre de ces nouvelles orientations stratégiques suppose la capacité des institutions à maîtriser des leviers de décisions suffisamment déterminants pour peser sur la définition de la nouvelle politique de développement durable envisagée, adaptée aux réalités de la Martinique et aux aspirations du Peuple Martiniquais. ***** Ces orientations fortes, qui vous sont soumises pour approbation, constituent désormais notre cadre de référence et le socle commun de nos propositions pour engager la concertation avec les instances gouvernementales et européennes.
****** ![]() Intervention du Premier Ministre
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