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RENCONTRE MINISTERIELLE AUTOUR DES REGIONS ULTRAPERIPHERIQUES |
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Le 7 mai 2010, s’est déroulée à Las Palmas (Gran Canaria) une rencontre ministérielle au cours de laquelle les trois Etats France, Espagne, Portugal et les sept Régions ultrapériphériques (Açores, Canaries, Gaudeloupe, Guyane, Madère, Martinique, Réunion) ont signé le mémorandum RUP.
Il s’agit d’un travail de construction avec l’Union Européenne. La signature de ce mémorandum est une étape clé pour la défense des intérêts des RUP au niveau supérieur. A un moment même, où la crise accentue la fragilité de nos pays. La stratégie renouvelée en tenant compte des atouts et potentiels des RUP, des nouveaux défis doit reposer sur un modèle incluant le pari des secteurs d’avenir. Cette stratégie doit également garantir un équilibre entre les marchés européens et nos marchés… Serge LETCHIMY, pour sa première participation officielle, dans le cadre des RUP, et qui était accompagné de Jean CRUSOL, Président de la Commission des Affaires Economiques, et d’agents régionaux, a prononcé un discours avec divers axes forts. Il a souligné
à cette occasion que « les Régions ultrapériphériques sont au cœur
des nouveaux défis. Les RUP doivent saisir l’opportunité de ces grandes
mutations pour mieux s’inscrire dans le développement durable et sortir
du marasme social dans une croissance plus équilibrée et plus vertueuses…
cela suppose un partenariat et une approche commune d’une ingénierie de
développement plus audacieuse et moins conformiste ».
A propos du Mémorandum RUP
L’Espagne, la France, le Portugal et les sept Régions Ultrapériphériques (Açores, Canaries, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Madère, Martinique), s’appuyant sur le Memorandum des RUP « les RUP à l’horizon 2020 », signé à Las Palmas Canaries le 14 octobre 2009, souhaitent réaffirmer, par cette contribution commune, la nécessité d’une stratégie communautaire rénovée en faveur de l’Ultrapériphérie. En effet, face aux nouveaux défis à relever (la mondialisation, le changement climatique, l’évolution démographique, la politique maritime) et en intégrant les priorités essentielles de la stratégie de l’Union Européenne à l’horizon 2020 (une croissance basée sur la connaissance, avec des citoyens dans les sociétés inclusives, et une économie compétitive, connectée et verte), les RUP prétendent être acteurs de leur développement et être en capacité de provoquer et de s’adapter au changement. S’appuyant sur leur positionnement géopolitique d’une
part, et sur leurs caractéristiques physiques et climatiques singulières
qui leur offrent une grande diversité de ressources naturelles (marines,
halieutiques, agricoles, forestières) d’autre part, elles considèrent
que ces atouts constituent des facteurs essentiels de croissance et de
développement. Cette nouvelle stratégie devrait également garantir un équilibre entre le bénéfice de l’intégration au marché européen, tout en favorisant l’intégration des RUP dans leur environnement géographique respectif. Cette ambition suppose la mise en place d’une stratégie d’équilibre : entre une intégration pleine et entière aux politiques publiques européennes avec des adaptations par à-coup et l’adoption d’une véritable politique européenne au bénéfice de l’ultrapériphérie, les RUP optent résolument pour une stratégie qui s’inscrit dans une voie médiane et qui implique de tenir compte de la réalité de l’ultrapériphérie chaque fois que nécessaire, notamment dans le domaine des transports, de l’insertion régionale et de la concurrence. Cette option suppose que soit appliqué de manière systématique le principe de la cohérence territoriale. Les RUP prétendent ainsi faire le pari d’une approche positive, qui mette en valeur le potentiel endogène de l’ultrapériphérie. Le memorandum qui reprend ces principales recommandations fera l’objet d’une transmission à l’ensemble des instances communautaires (Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Comité des Régions).
Inauguration de l'exposition HORIZONS INSULAIRES En marge de la manifestation officielle du 7 mai, les délégations officielles françaises, espagnoles et portugaises étaient invitées à l’inauguration de l’exposition « Horizons Insulaires » à la Galerie Rejenta de Las Palmas. M. Jean CRUSOL, Président de la Commission des Affaires Economiques, représentait la Région Martinique pour cet évènement, véritable temps forts culturel. Il s’agit d’une production d’art contemporain et la mise en place d’une collection littéraire, véritable expérience avec des artistes, créateurs et leurs contextes culturels sociaux et politiques. Deux ans de travail et d’expériences ont été nécessaires pour cette exposition qui a été inaugurée en présence des nombreux invités et qui continuera son périple insulaire au cours de l’année 2011. La Martinique devrait d’ailleurs accueillir cette exposition à l’espace de l’Habitation Clément au cours de cette année. « Horizons insulaires » est une invitation au visiteur, « à découvrir, parcourir, …, imaginer et à construire des nouveaux horizons insulaires… » Douze artistes contemporains situent ainsi à travers leur art, leur vision particulière des îles, du monde de la culture. Cette exposition a réuni les artistes suivants :
Le catalogue éclaté dans le contexte de ce projet inclut également les apports d’intellectuels de ces géographies qui analysent le contexte contemporain de leurs manifestations culturelles dans le domaine des arts visuels et la littérature. Parmi ceux qui ont participé :
La martiniquaise Shirley Rufin y a présenté une dizaine d’œuvres photographies mélancoliques avec le corps présenté comme géographie politique à déployer de nouveaux horizons et le corps de la couleur comme essence de l’art et la poésie picturale. |
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