Préserver l'identité martiniquaise

La politique culturelle du Conseil régional, essentiellement basée sur la préservation de l’identité martiniquaise, a pour axes principaux : l’équipement, la formation, la préservation et la valorisation du patrimoine, la création et la diffusion culturelle et artistique.


EQUIPEMENTS ET FORMATION

Le Conseil régional se donne les moyens de sa politique d’équipement en se dotant en 1984 d’un outil performant : l’Ecole Régionale d’Arts Plastiques de la Martinique (ERAPM), rebaptisée en 1997 IRAVM (Institut Régional d’Art Visuel de la Martinique).

Une structure incontournable dont l’objectif est de former de jeunes talents. Agréée par le Ministère de la Culture, l’ERAPM, constitue un centre d’impulsion du développement artistique, de recherche et de création.

Cet établissement public supérieur d’arts plastiques, avec sa spécificité antillaise, délivre des diplômes nationaux à l’issue d’une formation de trois ou cinq ans.

En 1987, pour pallier l’absence d’une structure d’enseignement de musique et de danse en Martinique, une politique d’attribution de bourses est mise en place.

Il s’agit, à travers ce dispositif d’allouer des bourses pluriannuelles pour des formations dispensées hors de Martinique : France, Cuba, Etats-Unis, Canada, Angleterre … Ces bourses sont renouvelées, d’année en année, au vu des résultats obtenus.

Les formations relevant des secteurs de l’audiovisuel, des métiers de la scène, des arts graphiques, de l’architecture d’intérieur, sont, par ailleurs, soutenues.

A travers l’organisation de la manifestation régionale, « Mizik la Réjyon », il est permis d’apprécier le niveau et le talent de ces jeunes boursiers.

Pour répondre à ce besoin de formation, le principe a été retenu , lors de l’Assemblée Plénière du 11 juillet 2006, de créer l’Institut Régional des Arts de la Scène et du Spectacle.

Outre les équipements à caractère régional, la Région apporte son soutien aux structures communales. Ainsi, elle peut financer des équipements d’intérêt régional tels que bibliothèques, centres culturels…

LA PRESERVATION ET LA VALORISATION DU PATRIMOINE

Second volet important de la politique culturelle, la valorisation, la protection et la sauvegarde du patrimoine martiniquais. L’une des actions engagées sur ce point est la création du Bureau du Patrimoine, préfiguration du Musée Régional d’Histoire et d’Ethnographie de la Martinique.

Dans ce domaine, le Conseil régional a également financé, en partenariat avec d’autres organismes, les actions de nature à valoriser les recherches archéologiques, navales et terrestres.

En outre, la collectivité régionale a entrepris avec l’Etat la réalisation de l’inventaire général du patrimoine. Cet inventaire, qui concerne le patrimoine architectural et mobilier de l’ensemble de la Martinique, participe à la conservation des richesses patrimoniales et à l’enrichissement du produit touristique, de sorte que les mesures de préservation et d’exploitation soient prises en toute connaissance.

Il constitue un outil de connaissance et de mise en valeur de ce patrimoine et s’avère indispensable pour assurer la préservation du patrimoine martiniquais.

Les communes du Nord et du Sud de la Martinique ont été recensées et des travaux de rédaction et de mise en forme du document ont été réalisés.

Les premiers résultats de l’enquête sont disponibles sur Internet. L’opération devrait donner lieu, à terme, à des publications.


LA CREATION ET LA DIFFUSION CULTURELLE

La Région soutient bon nombre d’initiatives en ce sens :

- les manifestations à caractère régional, tels que les festivals sont pris en compte. Les aides sont octroyées selon des critères d’accessibilité à un grand nombre, de promotion de notre culture.
- très nombreux à solliciter la Région, les groupes folkloriques, de carnaval, les chorales, les groupes de musique ou danse souhaitant représenter la Martinique à l’extérieur.
- Egalement aidés, les compagnies de théâtre, les groupes de danse au titre de la création et de la diffusion en Martinique et à l’extérieur.
- Les actions en direction de la culture scientifique et technique sont également encouragées.

En outre, à travers l’organisation de manifestations qui relèvent de sa propre initiative, le Conseil régional accompagne le développement de la création et la promotion des artistes martiniquais.

En 2009, l’intervention du Conseil régional dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma s’inscrit dans une démarche volontariste se traduisant par un soutien à la réalisation de courts et longs métrages, de documentaires et à l’écriture de scénarios.

Enfin, le jeu concours télévisé, « Le Temps des Mapipi », portant sur la Martinique et son environnement caraibéen à l’attention des lycéens vise à valoriser les démarches de connaissance et de réflexion de la jeunesse.


Le patrimoine, un élément-clé de la politique culturelle

Inauguré en juillet 1986, le Bureau du patrimoine, préfiguration du Musée Régional d'Histoire et d'Ethnographie de la Martinique créé en 1985 par l'assemblée plénière, est un élément-clé d'une politique régionale de conservation et de revalorisation du patrimoine martiniquais. Depuis douze ans, plusieurs objectifs sont ainsi poursuivis.

Des acquisitions et de la conservation

La politique d'acquisition et de collecte a permis de monter une collection de plus de 15 000 pièces comportant des ouvrages et des documents anciens, des gravures et des photos, des bijoux, des costumes et des pièces de mobilier. Cette collection s'est enrichie des 10 000 pièces de la bibliothèque Cottrell acquise en 1996.

En outre, la Région s'est vu céder au franc symbolique en 1992, la Maison de la Canne, musée créé dans une ancienne distillerie par l'Association Martiniquaise de la Maison de la Canne offrant aux visiteurs une exposition permanente basée sur les multiples et complexes rapports établis entre " une terre, une plante et un peuple ". Elle a ensuite reçu en dépôt en 1992, de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, les riches collections d'Histoire Naturelle et d'Archéologie du Père Pinchon que les chercheurs peuvent consulter à la réserve du Père Pinchon au Conseil régional.

Enfin, l'Ecomusée de Martinique, aux collections riches et variées tant en ethnographie qu'en archéologie, a intégré le réseau des musées régionaux depuis avril 1998.

De l'animation

Afin de restituer au public les différentes investigations et les acquisitions, diverses expositions sont organisées dans les musées régionaux, en relation avec les collections historiques, ethnographiques et archéologiques ou d'histoire naturelle.

En outre, servant de support, des catalogues d'expositions sont régulièrement publiés, ainsi que les Cahiers du Patrimoine, revue trimestrielle qui offre des dossiers plus approfondis sur des thèmes variés.

Près de dix-sept numéros sont déjà parus sur : la mer, les bijoux, l'artisanat,... En matière audiovisuelle, quatre films ont été co-produits avec le Sermac et l'A.M.U.R.H.E. : Pêcheurs du nord-Pêcheurs du sud, Prémices du Carnaval, les Avents de Noël et Saint-Pierre, sept fois capitale.

Des recherches

Parallèlement à cette politique de sauvegarde et de revalorisation, la Région a financé en 1984, avec l'aide de l'Etat, deux enquêtes : l'une ethnographique avec collecte d'objets portant sur la musique, la vie domestique et la littérature orale dont les résultats ont été publiés, l'autre, architecturale, visant à dresser un examen de l'habitat et du patrimoine industriel. Recherches dont elle assure seule la maîtrise d'oeuvre depuis 1986.

Des projets

La mise en place du Musée régional d'Histoire et d'Ethnographie concrétise ces douze années de travail. Le bâtiment rénové, l'une des plus anciennes maisons de Fort de France, est actuellement ouvert au public et abrite diverses expositions.

Enfin l'ouverture de la bibliothèque patrimoniale, reste un des projets d'envergure de la collectivité. Cette structure devrait mettre à la disposition des chercheurs quinze ans de collectes et d'acquisitions régionales leur permettant de mieux comprendre le passé pour mieux appréhender l'avenir.

 

Budget consacré aux actions culturelles en 2010

Equipements 1 370 000 € 21,74 %
Bourses 230 000 € 3,65 %
Fonctionnement 1 900 000 € 30,15 %
Autres participations 2 500 000 € 39,68 %
Documentation générale et technique 300 000 € 4,76 %
Total* 6 300 000 €  
* Hors crédits :
Musée d'ethnographie, Maison de la Canne, Musée Père Pinchon, IRAVM.
Mis à jour : Février 2010