>> La Commission   

 

AGIR POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE


Le Mot du Président de Région

S’il y a des activités qui méritent attention et soutien, ce sont bien celles de l’exploitation de nos ressources marines ou simplement aquatiques.

La pêche et l’aquaculture, deux secteurs d’activités économiques, l’un séculaire, l’autre nouveau, occupent à cet égard une grande place dans notre tissu économique.

Le Conseil régional s’est donc résolument tourné vers une politique de soutien, de développement et de revalorisation de ces secteurs en concertation avec les professionnels.

Deux grands axes sont ainsi privilégiés, d’une part, la gestion de la ressource y compris la préservation des stocks, d’autre part, l’aide à la profession.

Alfred MARIE-JEANNE
Président du Conseil régional.



Le Mot du Président de Commission

Dynamiser le secteur de la pêche et de l’aquaculture

Domaine essentiel de notre économie agroalimentaire, la pêche et l’aquaculture justifient pleinement l’ensemble des interventions de l’institution qui visent à redynamiser ces secteurs d’activités.

C’est ainsi que les actions de la collectivité consistent à :

- favoriser l’acquisition et la modernisation des outils de production à travers les aides régionales et le FEP;

- développer le matelotage;

- prendre en compte la sécurité dans le travail ;

- inciter l’entrée des jeunes dans ces métiers et permettre ainsi le rajeunissement de la profession ;

- accompagner les professionnels et leurs organisations dans la structuration de leurs filières ;

- financer la formation de futurs aquaculteurs, de marins de la pêche et du commerce ;

- participer à la recherche ;

- mettre en place une coopération régionale qui devra susciter une meilleure collaboration par des échanges de savoir-faire.

Tout cela ne pourra être efficace sans un soutien à la gestion durable de la ressource, d’où les projets innovants initiés par la Région, à savoir :

- l’implantation de récifs artificiels, en 2003;
- en cours, la pose de DCP lourds sur le littoral et la définition d'une réserve dans la région du Prêcheur.

Sylvain BOLINOIS
Président de la Commission du Développement de la Pêche,
de l’Aquaculture et des Ressources de la Mer

 


La Politique régionale

 

AIDER LES PROFESSIONNELS DE LA PECHE

· En cours, une refonte des aides régionales au secteur de la pêche :

· Financement des programmes du CRPMEM. La collectivité régionale intervient dans toutes les actions mises en place par le CRPMEM et participe largement à son budget de fonctionnement (90%)

· Aide aux associations pour l'organisation de la fête annuelle des marins pêcheurs,.

 

 

AGIR POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA PROTECTION DE LA RESSOURCE

LES DCP

Le Dispositif de Concentration de Poissons (DCP) vise à retenir le poisson pélagique dont la migration s'effectue à une certaine période de l'année dans les eaux de la Caraïbe. Cette technique est la retranscription des "bois flottants" que les pêcheurs rencontrent en haute mer pendant la pêche dite de Miquelon.

Plusieurs DCP ont été réalisés depuis 2001, en partenariat avecIFREMER et le Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins.


LES RECIFS ARTICIELS

La Martinique possède des récifs coralliens limités à une barrière discontinue, en constante dégradation en Atlantique et peu nombreux en Côte Caraïbe. Il est démontré que l'implantation des récifs artificiels permet de transformer les fonds meubles dépeuplés en zones assimilables aux zones rocheuses et, en eau tropicale des récifs artificiels sont ainsi sept fois plus riches en poissons que les récifs coralliens.
Le Conseil régional a donc décidé de doter les eaux littorales martiniquaises de récifs artificiels pour améliorer les apports de la pêche côtière. Le programme régional d'installation de quatre récifs artificiels dans les zones de cantonnement s'est élèvé à 182 786 €.
Les implantations ont eu lieu à Case-Pilote, Ilet à Ramiers, Robert et Trinité.

Un suivi sur trois ans (de 2004 à 2006), a montré l'efficacité de ce type de structure pour l'amélioration de la production halieutique.

LES CANTONNEMENTS

  • En partenariat avec le CRPMEM, les Affaires maritimes et l'observatoire du milieu marin martiniquais, la Région soutient la mise en place et le suivi des zones de cantonnements pour la reconstitution des stocks.
  • Participation aux études réalisées par les doctorants sur l'impact de ces cantonnements sur la production halieutique.

 

 

 

SOUTENIR LA FILIERE AQUACOLE

ACTIONS EN FAVEUR DES PROFESSIONNELS

  • Co-financement dans le cadre des Programmes européens des investissements visant la création et la modernisation des fermes aquacoles.
  • Aide à l'achat d'alevins : Participation à hauteur de 30% sur le coût des alevins de Loups des Caraïbes et de Cobia
  • Aide à l'achat d'aliments importés : Participation de 0,30 €/kg d'aliments aquacoles importés
  • Soutien à l'encadrement technique des aquaculteurs et des actions mises en place par l'ADEPAM.


ENGAGEMENT DU CONSEIL REGIONAL SUR DES FILIERES INNOVANTES

  • Le Conseil régional envisage la création d'un centre régional d'applications aquacoles de Martinique, (CERAAM) ayant pour objectif de développer la filière aquacole, de poursuivre la diversification de la production, de professionnaliser les aquaculteurs afin de faciliter la coopération régionale.
    Pour ce faire, le CERAAM aura principalement recours au transfert de technologie.
    Le lieu d'implantation reste à définir.

ENCOURAGER LA RECHERCHE ET LES ACTIONS INNOVANTES

  • Participation aux programmes de recherche de l'IFREMER.
  • Mise en place en partenariat avec l'Ecole d'Apprentissage Maritime, le Conseil général, et le Cabinet Linise d'un suivi statistique de la production halieutique en Martinique.
  • Participation à la 1ère édition de "l'Agenda du Pêcheur"

Ces aides visent à :

  • la modernisation des navires de pêche de moins de 12 mètres et de plus de 5 ans en vue de l'amélioration des conditions de travail et d'hygiène des produits
  • la remotorisation des navires de moins de 12 mètres (changement de moteur de plus de 5 ans à puissance égale ou inférieure
  • l'octroi d'une prime de première installation pour les jeunes marins-pêcheurs (moins de 40 ans) devenant pour la première fois propriétaire d'un navire de pêche de 24 mètres et âgé entre 5 et 30 ans. Le montant de la prime est de 15% du coût du navire plafonné à 50 000 €.
Mis à jour : Février 2010